Affichage des articles dont le libellé est Littérature. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Littérature. Afficher tous les articles

samedi 15 septembre 2012

Hex Hall Tome 3

Hex Hall
Tome 3: Le sacrifice


de Rachel Hawkins
Éditions Albin Michel
Paru le 3 septembre 2012
13.70€

 Synopsis: 

Sophie est bel et bien un démon de la pire espèce.  Bien que très peinée, elle commence à prendre goût à son statut maléfique quand le Conseil décide de lui retirer ses pouvoirs. La voici à la merci de ses pires ennemies, les Brannick. Cependant, ces dernières se montrent assez aimables, lui faisant même une révélation stupéfiante : elle seule peut faire face à la guerre qui se profile. Mais comment combattre sans pouvoirs ? Il n'y a plus qu'à retourner là où tout a commencé. S'il y a un endroit où il reste un peu de magie noire, ce ne peut être qu'à Hex Hall !

Ce que j'en ai pensé: 

    Ah, enfin le dernier tome de cette série si particulière. J'avais plus que hâte de le lire, quoiqu'un peu triste de devoir quitter Sophie.

    On reprend les choses où on les a laissés. L'abbaye Thorne a pris feu, et Sophie a utilisé l'Itinérarius pour se mettre à l'abri. Malheureusement pour elle, elle atterrit à un endroit qu'elle ne connaît pas mais qu'elle soupçonne être le domaine des Brannick, une famille de sorcières qui, aux dernière nouvelles, veut sa peau. Seulement, elle va y faire de drôle de découvertes qui vont changer la donne. 
Pendant ce temps, on ignore toujours ce que sont devenus les autres personnages, Archer, Cal, le père de Sophie et Jenna, la vampirette aux cheveux roses.

    Dévoré en une journée, j'ai trouvé ce troisième tome fort sympathique, dans la lignée des précédents. De l'action, beaucoup beaucoup d'humour, et une Sophie toujours aussi attachante. J'ai malgré tout trouvé que les évènement s'enchaînaient un peu rapidement en si peu de pages. Certains passages auraient mérités d'être un peu plus creusés, et des éléments qui m'intriguaient, même anodins, sont laissés à l'abandon. Mais ça ne m'a pas gâché le plaisir de retrouver l'univers délirant de Hex Hall. Et puis au moins, je peux dire que je ne me suis pas ennuyé ^^

    On découvre de nouveaux personnages, les Brannick, que j'ai beaucoup aimé. J'aurais aimé qu'on en sache un peu plus sur elles.
Les plus attentifs auront sûrement remarqué le titre du livre. " Le sacrifice ". Autant vous dire que ce n'est pas là pour faire joli, même si j'aurais préféré. Vous savez donc à quoi vous attendre.

    Donc je dirais que c'est plutôt une bonne fin, les fans de la série devraient être contents (moi en tout cas c'est le cas). Une très bonne série d'ailleurs, pour ceux qui ne connaissent pas. Bon alors c'est pas de la grande littérature hein, mais elle se démarque assez des autres séries par sa légèreté et son originalité. Ce sont quelques bonnes heures de détente garanties pour ceux qui veulent un bouquin pas du tout prise-de-tête. 
Et pour ceux qui comme moi sont tristounets d'achever la trilogie, j'ai lu sur le blog de Fransesca qu'un spin-off de la série devrait sortir en VO en 2013. Cool, non ?  


dimanche 26 août 2012

Apocalypsis Tome 2

Apocalypsis
Tome 2: Cavalier rouge, Edo


de Eli Esseriam
Editions Matagot
Paru le 12 janvier 2012
14.90€

Synopsis:

    Adolescent violent, en fracture avec la société, il participe à des combats clandestins et délits en tous genres. Ses parents sont des marginaux, immigrés bosniaques survivants du massacre de Srebrenica, ville endeuillée qui a vu naître Edo. Il a la particularité d'être un empathique, en connexion permanente avec le cœur de ceux qui l'entourent, puisqu'il « entend » leurs émotions. Animé d'une colère inextinguible et d'une rage pathologique, il propage l'esclandre, insuffle la haine, génère des émeutes ou au contraire, sait les éteindre.
Encore faudrait-il qu'il le veuille...

Ce que j'en ai pensé:

    Ma rencontre avec Alice m'ayant assez marqué, j'avais hâte de connaître Edo le Cavalier Rouge, la Guerre. Eli Esseriam m'a de nouveau complètement transporté dans la vie de cet ado à la vie de merde, pour en ressortir passablement perturbée.

    Comme je le disais donc, Edo a une vie pourrie. Ses parents, son petit frère et lui même vivent dans une maison de chantier délabrée et n'ont pas un sous. Pour faire vivre sa famille, Edo se bat. Il n'hésite pas à tuer des gens lors de combats qui lui rapportent des sommes plus ou moins importantes. Son enfance en Bosnie ayant été des plus sombre, on peut dire que sa vie n'a jamais été une partie de plaisir. Son seul rayon de soleil dans tout ça c'est Anel, son petit frère. La prunelle de ses yeux, il donnerait sa vie pour lui. Un jour, Edo va se découvrir le don d'empathie, ainsi que la capacité de maîtriser absolument toutes les armes existantes. Bizarre ? Pas tellement. Après tout, c'est lui la Guerre.

    J'étais vraiment très curieuse de découvrir la psychologie du Cavalier Rouge. Franchement, je l'ai adoré. Il est très différent d'Alice, le froid et insensible Cavalier Blanc, tout en étant très semblable sur certains points. Edo a la même tendance à détester tout le monde, ou presque. Car, à l'instar d'Alice, quelqu'un va, à force de s'imposer à lui, s'insinuer sous sa carapace de méchanceté et lui faire éprouver de nouvelles choses. Oh bien sur il aime son petit frère plus que tout, mais là c'est différent, il s'agit d'une fille. Bref, nos petits cavaliers découvrent ce que c'est que de tomber amoureux, c'est trop mignon de voir ça.
Évidemment, la grosse différence avec la camarade la Mort, c'est son caractère. Là où Alice est calme et posée, Edo n'est qu'une boule de nerfs et de colère. Alice a un comportement très BCBG, Edo est une vraie racaille. Et s'ils partagent la même cruauté et absence de remords, ils ont également la même capacité à aimer profondément une personne et en faire le centre de leurs univers. Parce que, sans Anel, Edo ne serait pas le même. C'est hyper touchant de le voir se démener pour faire le bonheur de son frère, c'est admirable. Mais il ne faut pas non plus perdre de vue qu'Edo est avant tout un Cavalier de l'Apocalypse. Le jeune homme va apprendre à maîtriser sa nature destructrice, à apprivoiser ses dons d'empathe. Il peut en effet lire dans le coeur des gens et modifier leurs émotions, faire ressurgir leur colère ou, au contraire, la faire disparaître. Et il est, bien évidemment, un guerrier hors-pair, sûrement le meilleur qui puisse exister. Et il n'a pas peur de mettre à profit cette particularité. Il aime tuer. C'est cet aspect de sa personnalité qui m'a le plus dérangé, mais ça ne m'a pas empêché d'éprouver beaucoup de sympathie pour lui.

    Bref, vous l'aurez compris, j'ai adooooré ce deuxième tome. Ces romans reposent beaucoup sur la psychologie des personnages, tout du moins c'est comme ça que je l'ai perçu. On apprend à les connaître, puis leurs vies basculent et on les voit apprendre à maitriser leurs pouvoirs, faire des choix, commettre des erreurs et finalement devenir de vrais cavaliers. C'est passionnant et assez émouvant.
Une référence à Alice est faite à plusieurs reprises, qui me donne très très envie de voir ce que donnera le dernier tome, lorsque tous seront réunit, les quatre Cavaliers au complet. Hmm, ça va avoir de la gueule je sens.

    Je dirais donc pour finir que Eli Esseriam a un véritable don, c'est un écrivain hors du commun, le genre que tout les scribouillards rêveraient d'être. Son écriture m'a littéralement transporté et j'ai dévoré le livre en moins de 2 jours tant j'ai eu du mal à décrocher. Il me reste donc à découvrir Maximillian et Elias, les cavaliers noir et pâle, la Famine et la Pestilence. De belles heures de lectures à venir. ♥
  


Apocalypsis Tome 1

Apocalypsis
Tome 1: Cavalier blanc, Alice


de Eli Esseriam
Editions Matagot
Paru le 6 octobre 2011
14.90€

Synopsis:

La fin du monde est proche.
Ils sont quatre jeunes de 17 ans : Alice, Edo, Maximillian et Elias.
Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse.
Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ?


"Cela doit être très reposant, parfois, d'être une personne lambda, destituée de toute responsabilité, lovée dans l'ignorance de tout ce qui se joue dans des sphères plus élevées. Pour la première fois, je les regarde avec une sorte de jalousie contenue. La fin du monde, pour eux, se définit par une mauvaise note en latin, déchirer son pantalon au niveau des fesses ou se faire larguer devant tout le monde dans la cour du lycée."
Alice Naulin, Cavalier Blanc

Ce que j'en ai pensé:

    Apocalypsis tome 1 Cavalier blanc: Alice. Rien que le titre, il m'a tout de suite intrigué. Quand j'ai lu le résumé je me suis dit que je devais aaabsolument lire ce livre. Je nourris une espèce de fascination étrange pour tout ce qui touche à l'Apocalypse (la version biblique j'entends) et ses quatre cavaliers. Je crois que ça me vient de Supernatural, la saison 5 est ma préféré. Enfin bref. Après avoir lu une quantité d'avis, tous positifs, je me suis décidée. Et je rejoins les bons avis: ce livre est incroyable.

    Alice est une jeune fille pas tout à fait comme les autres: elle est surdouée, plutôt du genre solitaire, froide, manie le sarcasme et l'ironie comme personne et éprouve un profond mépris pour ses semblables. Seules deux personnes trouvent grâce à ses yeux: ses parents. Par un étrange concours de circonstances, Alice va se découvrir le don étrange et fort pratique de plier qui bon lui semble à sa volonté. Un seul mot, un seul ordre, et la personne l'exécute. Elle va ainsi apprendre qu'elle est l'un des quatre Cavaliers de l'Apocalypse, sûrement le plus puissant puisqu'elle est le Cavalier Blanc. La Mort.

    Au début Alice m'est apparut comme un personnage extrêmement antipathique. Sa froideur et son absence totale de sentiments ont quelques chose de déstabilisant. Elle ne regrette jamais ses actes, même quand ceux ci ont des conséquences sur elle même. Elle accepte ce qui lui arrive avec lassitude et met cela sur le compte de la fatalité. Elle reconnaît ses torts et en tire les leçons qui s'imposent. C'est étrange et admirable à la fois, car personne ne serait capable de réagir ainsi. J'ai aussi trouvé qu'elle avait beaucoup de style. Alice elle est cinglante, sarcastique, ses répliques font toujours mouche, j'ai adoré ♥
Au fil de l'histoire on la voit utiliser ses pouvoirs, pas toujours à bon escient, pas toujours volontairement, et j'ai été très étonné de voir ce que de simples paroles ont pu provoquer. C'est un peu une leçon de vie pour Alice. Alice qui, finalement, n'est pas si insensible que ça. J'ai trouvé super mignon de la voir tomber amoureuse, éprouver des sentiments pour un garçon alors qu'elle même s'en croyait incapable.
Bref j'ai fini par avoir beaucoup de compassion pour cette fille qui se retrouve finalement à vivre dans le mensonge, obligée de manipuler sans cesse ses proches. Quant à la fin, elle m'a laissé sur le cul, ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais. Alice semble résignée et elle accepte ce qui lui arrive assez sereinement, sachant très bien que tôt ou tard ses compagnons Cavaliers la retrouveront.

    Le style de l'auteur est vraiment accrocheur et percutant. Apocalypsis est le genre de série additive qui ne laisse pas indifférent. Je le classe comme du Young Adult mais je pense que tout le monde peut le lire à partir de 15 ans, même les adultes y trouveront leur compte.
Après ça je n'avait qu'une envie, c'est de faire la connaissance des autres Cavaliers. Laissez vous tenter par cette série, ça vaut vraiment le coup !

jeudi 23 août 2012

Kaamelott Livre I Partie 1




Kaamelott
Livre I Partie 1


d'Alexandre Astier
Editions J'ai Lu
Paru le 11 avril 2012
5€

  Synopsis: 

Parce que les dieux lui ont confié la mission sacrée de retrouver le Graal. Arthur, devenu roi incontesté de Bretagne en retirant Excalibur de la pierre, a réuni autour de la Table ronde, à Kaamelott, les plus preux chevaliers de son temps : Lancelot, Perceval, Karadoc, Bohort, Yvain, Gauvain, et d'autres. Malgré cela, la quête piétine depuis plusieurs années. Retrouvez, épisode par épisode, les textes intégraux de la série télévisée.


Ce que j'en ai pensé: 

    Hmmm, presque aussi bien que la série ! Enorme fan de Kaamelott comme je suis, je ne pouvais pas ne pas acheter les livres lorsque je suis tombée dessus à la librairie. Grand bien m'en pris, car si au début j'avais un peu peur de ce que ça pouvait donner sous cette forme (à mes yeux, c'est le jeux des acteurs qui fait le succès de Kaamelott), en fait c'est juste génial !
   
    Alexandre Astier reprend les scripts originaux de la série, j'ai donc retrouvé toutes les répliques cultes sur lesquelles je me suis tapé des fous rires énormes. Tout ça sous une forme qui ressemble à une pièce de théatre: des dialogues, et quelques didascalies, du coup ça se lit très vite et très facilement. J'ai dévoré les épisodes les uns après les autres, ça m'a fait passer un super moment de détente. Je persiste à penser que pour les lires c'est toujours mieux d'avoir vu la série. Tout au long de ma lecture j'ai eu en tête les jeux d'acteurs, leurs expressions si particulières qui font tout le personnage, leurs voix même. Ce sont des choses super importantes je trouve, car certains moments ne sont hilarants que grâce à ça, et quelqu'un qui ne connais absolument pas Kaamelott pourrait ne pas saisir l'humour de certains épisodes. Malgré ça la lecture ne laisse pas indifférent, on est obligé de sourire ou de ricaner comme un imbécile heureux.
    
    Donc, pour les novices qui ne connaissent pas (ou peu), je vous conseille de vite faire la connaissance des mythiques Arthur, Perceval, Bohort, Lancelot et j'en passe, et de vous taper des bonnes barres de rire. Sinon pour les inconditionnels comme moi, c'est l'occasion de redécouvrir dans la série à travers les talents d'écrivain d'Alexandre Astier, notre cher roi Arthur. Ca donne envie de revoir les épisodes, je vous le dit !


Extrait:

Arthur et Léodagan s'apprêtent à entrer dans la salle du Trône où ils sont attendus. Bohort, apeuré, les retient.

Bohort- Sire, je vous en conjure, n'entrez pas dans cette pièce !
Arthur- Pourquoi donc ? C'est la salle du Trône... Ce serait quand même gros que je puisse pas y entrer !
Bohort- Mais Attila vous y attend, Sire ! Le Fléau de Dieu !
Arthur (à Léodagan)- C'est sûr que c'est pas Jo le Rigolo...
Bohort- Jo le Rigolo ? On dit que là où il passe, l'herbe ne repousse pas !
Léodagan- Il y a pas d'herbe dans la salle du Trône.
Episode 5, Le Fléau de Dieu.